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SEPT QUESTIONS A ROSELYNE CHARLES

Depuis quand faîtes vous de la peinture ?

J’ai commencé à peindre et à dessiner dès mon plus jeune âge, alors que mon environnement m’inclinait plutôt à la musique .

Le dessin et plus tard la peinture sont devenus mes refuges et mes exutoires je passais des heures à admirer dans des livres d’art les tableaux des grands maîtres de l’époque classique, au grand désespoir de mon père qui aurait préféré me voir me consacrer plus de temps à mes devoirs de classe.

Qu’est ce qui vous a amenée à la peinture ?

Il n’y a pas eu de circonstance particulière sinon un penchant inné qui s’est développé au fil des ans à mesure que je m’affermissais dans cet art, avec tout de même un break de plusieurs années correspondant à ma profession de mannequin qui m’a demandé une grande disponibilité.

Quelle technique utilisez vous ?

Mes matériaux se limites à a la toile et à la peinture. Je n’utilise pas d’autre matière .

J’emploie la peinture acrylique, la gouache, où la peinture à l’huile en fonction des tableaux et de l’effet que je désire donner.

Je me sers des pinceaux mais aussi de mes doigts, du couteau, d’éponges et de divers instruments que j’ai adaptés ou inventés .

J’utilise en effet une technique spéciale avec des glaçons qui sert à donner du relief à la toile.

Quels sont les différents thèmes abordés par votre exposition ?

« Sonrisa de colores », c’est à dire « sourire des couleurs » donne la tonalité générale de l’ensemble de mes œuvres où je privilégie la couleur qui me permet de transmettre la joie et l’amour que j’exprime dans mes tableaux quel que soit le thème.

Mes toiles sont rieuses parce que le sourire est la première manifestation de l’amour, mais elles ne sont pas humoristiques, bien que la caricature soit un style que j’ai pratiqué dans le dessin.

Dans cet écrin de sourire je célèbre la nature dans sa force, sa majesté et sa délicatesse, la beauté du corps à travers plusieurs nus, le symbolisme qui est l’expression la plus dépouillée du réel, un prisme à travers lequel chacun peut voir le monde qu’il est prêt à appréhender.

Quelle est votre relation avec la spiritualité ?

J’ai été élevé dans une famille croyante et la spiritualité a été une pour moi une évidence.

Mon expérience personnelle, les souffrances de la vie, comme la perte d’un être cher que la mort vous reprend, la vision de la misère en Amérique latine m’ont ouvert à une autre forme de spiritualité, un spiritualité agissante, c’est à dire au service des autres.

C’est ce que je m’efforce de faire dans ma mission de Consul de Colombie au Suriname : « Aidez les autres à s’en sortir ! »

Sur un plan plus personnel , je m’investis depuis plusieurs années dans une recherche intérieure.

Le Christ est le fondement à partir duquel je ne m’interdis pas de chercher dans le bouddhisme par exemple, chez certains sages de l’Inde moderne ou occidentale, des enseignements qui m’enrichissent et ouvrent ma conscience.

Quels sont vos projets après cette exposition ?

J’ai reçu plusieurs propositions dont une au Guyana, une autre à Trinidad et la participation à un festival culturel en Colombie.

Quel message souhaitez vous délivrer par cette exposition ?

Habituons notre esprit à voir le beau dans la nature et chez les êtres qui nous entourent.

Ce n’est pas facile car à l’école on nous a appris à exercer notre sens de la critique . Il paraît que c’est un signe d’intelligence que d’arriver à trouver le maximum de défauts dans les choses et chez les êtres.

Mais on a perdu de vue que l’examen de conscience du soir, que tout le monde a oublié , faisait partie également d’un certain enseignement.

Quand on le pratique souvent et sincèrement , on finit par trouver chez soi , autant sinon plus de défauts que chez les autres , ce qui nous permet d'évoluer en les corrigeant et, de relativiser notre vision du monde.

©Copyright 2004
Roselyne Charles Paintings.
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